Acer Iconia Tab W500 et A501 : deux tablettes Acer pour deux usages bien distincts

À mi-chemin entre la tablette tactile classique et le netbook, l’Iconia Tab W500 d’Acer occupe une position assez singulière sur le marché. Ce n’est pas vraiment une tablette grand public comme l’iPad, ni un ordinateur portable à part entière — c’est un appareil qui cherche à combiner les deux, avec tout ce que ça implique comme compromis.

Le W500 tourne sous Windows, ce qui le différencie immédiatement de la plupart de ses concurrents de l’époque. Pour un utilisateur habitué à l’environnement Microsoft, ça peut sembler séduisant : accès à toutes ses applications, gestionnaire de fichiers classique, compatibilité bureautique sans bricolage. Sauf que Windows n’a pas été conçu pour être manipulé au doigt, et ça se ressent. L’interface reste pensée pour une souris, les éléments cliquables sont souvent trop petits, et on finit rapidement par regretter l’absence d’un stylet ou d’un clavier physique.

Du côté du A501, on est dans une logique complètement différente. Android, grand écran, connectivité 3G intégrée — Acer vise ici une tablette nomade, pensée pour sortir du bureau et consommer du contenu en mobilité. Le format est plus en phase avec ce qu’attend un utilisateur de tablette en 2011 : une navigation fluide, un accès rapide aux applications, une autonomie raisonnable.

Ce qui est intéressant avec ces deux machines, c’est qu’elles illustrent un débat qui agitait vraiment le marché à cette période. Faut-il qu’une tablette soit un PC allégé, ou un appareil à part entière avec son propre écosystème ? Apple avait tranché avec iOS. Microsoft essayait encore de faire entrer Windows dans ce nouveau format, sans trop y réussir avant l’arrivée de Windows 8.

Le W500 reste donc un appareil de niche — potentiellement utile pour un professionnel qui veut garder ses outils Windows tout en ayant un facteur de forme compact, moins pertinent pour un usage grand public. Le A501, lui, se positionne plus naturellement sur le segment des tablettes Android concurrentes comme la Galaxy Tab, avec l’avantage d’une connectivité 3G native.

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